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Comment le courant philosophique du stoïcisme peut vous aider à mieux vivre ?

Dernière mise à jour : 27 avr.

Il fut un temps que les philosophes étaient considérés comme des sages dont les réflexions et conclusions pouvaient aider à mieux vivre. Le moins qu’on puisse dire c’est que les temps ont changé. Il y’a peu de personnes en date du jour qui considère les philosophes comme des conseillers pouvant les aider à mieux vivre.


Pourtant certains courants philosophiques demeurent malgré les siècles valides dans leur pouvoir d’améliorer la perception du bonheur individuel. L’un de ses courants est le stoïcisme.




Ce guide vous présentera le stoïcisme et la manière dont il peut vous aider à mieux vivre :



Le stoïcisme d’antan


Avant même de commencer à élaborer sur le stoïque moderne, il est nécessaire de retourner aux origines mêmes de cette philosophie. La plupart des lecteurs de ce guide n’ont certainement pas un intérêt poussé pour la philosophie gréco-romaine, c’est d’ailleurs en considérant cela que cette section se veut brève.


1.Les origines

2.La logique

3.La physique

4.La morale

5.La sagesse stoïque


1. Les origines

Initialement le stoïcisme est un courant philosophique à la fois Grecque et Romaine qui prends naissance au IVe siècle av. J.-C. avec Zénon de Citium. Le courant philosophique continuera à se développer jusqu’à la fin du IIIe siècle apr. J.-C..


2. La logique

La logique stoïque étudie les conditions requises pour accumuler des connaissances. Étant un courant philosophique matérialiste le stoïcisme considère que toute chose est composée de matière et qu’en plus tout phénomène résulte d’interaction essentiellement matérielle.

Pour le stoïque les humains sont instinctivement dotés de raison et cette dernière doit être utilisée activement pour mieux comprendre le monde qui comme nous l’avons déjà dit est composé de matière physique.


3. La physique

Le stoïcisme est une doctrine panthéisme, en philosophie le panthéisme représente une vision du monde dans laquelle la nature est divinisée. Dieu est le monde et le monde est Dieu. Le divin n’est donc pas un individu, mais l’ensemble des phénomènes qui régissent l’univers.


4. La morale et la sagesse stoïque

C’est au niveau de sa morale et de la sagesse que le stoïcisme d’antan réussit à demeurer pertinent. La moralité selon la doctrine stoïque a comme noyau la liberté. Le stoïcisme considère qu’en dépit des aléas circonstanciels l’homme demeure responsable de ses représentations et opinions. Donc, la liberté stoïque reste au niveau de la pensée et du jugement qu’on se fait en dépit ce qui nous arrive.


Évidement comme toutes les idéologies, le stoïcisme perd sons sens s’il est poussé à l’extrême. Cependant le lecteur doté d’un bon jugement reconnaitra que s’il est vrai que les situations d’urgence requirent souvent qu’on change les circonstances externes bien souvent les petits tracas du quotidien quant à eux requièrent simplement qu’on change la manière dont on perçoit les circonstances.


La modernisation du stoïcisme


De nous jours, le stoïcisme regagne en popularité. Cette réjuvénation est portée par certains philosophes modernes ainsi que les nouvelles découvertes en psychologie. L’un des philosophes à avoir participé au retour du stoïcisme dans la culture populaire est william B Irvine.


Détenteur d’un doctorat en philosophie de UCLA (Université de Californie à Los Angeles) William B Irvine enseigne cette même matière au Wright state university. Il est aussi l’auteur de sept livres dont plusieurs relatent de la manière dont on peut utiliser le stoïcisme pour faire face au désagrément inévitable de la vie. Les exemples et exercices qui suivront sont inspirés de cet auteur que je ne saurais plus vous recommander.




Mise en application des principes stoïques




1. Une philosophie de vie





Dans son livre A guide to the good life william B Irvine explique l’une des différences fondamentales qui existe entre les philosophes d’aujourd’hui et ceux du passé. Voyez-vous les premiers philosophes adressaient leur enseignement non seulement aux érudits, mais aussi aux populations locales qui s’intéressaient à l’art de mieux vivre.


Ces connaissances se partageaient à travers différentes écoles de philosophie. Parmi ses écoles, il y’avait l’école des cyniques inspirée par Antisthène, l’école des cyrénaïsmes fondées par Aristippe de Cyrène, la très populaire école épicurienne fondée par Épicure lui-même et sans oublier celle qui nous intéresse particulièrement l’école des stoïques fondée par Zénon de Citium.


Évidement en dehors de leur enseignement, les philosophes pouvaient s’intéresser à un sujet particulier, par exemple la logique, mais le but derrière ce sujet était pratiquement toujours de développer une philosophie du mieux vivre.


Comme docteur Irvine l’explique longuement dans son ouvrage, en date du jour, il n’existe plus d’école de philosophie en tant que telle. Bien entendu dans les départements de philosophie des grandes universités, on y enseigne encore la matière philosophique. Cependant ces enseignements sont sous une forme académique modernisée dont le but est d’assimiler la matière sans inculquer aux étudiants une doctrine et une attitude face à la vie comme c’était le cas dans les grandes écoles philosophiques d’Athènes et de Rome.


Ce qu’il est curieux de noter c’est que notre mode vie moderne est en soi une philosophie de vie. Un citoyen qui travaille ardemment pour atteindre un succès socio-économique retentissant est fortement apprécié de ses confrères. Cette poursuite du succès est largement promue à travers la machine médiatique, alors chacun s’efforce lui aussi d’atteindre sa petite part de félicité.


La poursuite du succès socio-économique n’est pas mauvais. Je fais moi-même partie des personnes qui croient qu’il est possible d’améliorer ses conditions de vie grâce au travail. Ce dont il faut se méfier c'est la tendance humaine à se laisser bercer par le courant ambiant, à assimiler des idéaux et valeurs et à laisser ses derniers diriger nos vies sans jamais les remettre en question.


Je crois qu’il serait intéressant de prendre le temps d’explorer différentes approches de la vie et de consciemment faire un choix sur les valeurs et les attitudes qu’on entretient face à l’existence. Les lignes qui suivront élaboreront sur différentes techniques stoïcisme que vous pourrez pratiquer pour vous aider à inculquer cette sagesse de l’Europe antique dans votre vie moderne.



2. Visualisation négative




Présentation

Nous avons tous déjà invoqué en pensée quelques-uns des nombreux événements négatifs qui pourraient nous accabler. Le monde est par nature rempli de danger et d’incertitude. Nous ne sommes jamais trop loin du précipice. Les tragédies font partie du quotidien et quand elles ne nous affectent pas directement, elles affectent ceux qui nous sont directement ou indirectement liés.


D’ailleurs dans l’état de nature bien avant le développement de l’agriculture et des premières civilisations, littéralement touts ce qui entouraient les premiers hommes pouvaient les tuer. Une roche étrangement pointilleuse sur laquelle ils pouvaient tomber. Certaines plantes dont la consommation pouvait s’avérer fatale. Les prédateurs toujours si affamés, les membres impitoyables des autres tribus, les intempéries comme les tempêtes de neige, etc.


Cette réalité du danger constant à laisser à notre esprit une très grande facilité à visualiser et parfois de manière très limpide les événements malheureux qui pourrait s'abattre sur nous.

Les stoïques ont développé la pratique de la visualisation négative pour apprendre à mieux apprécier ce qu’ils ont déjà. S’il est vrai que les événements accablants sont inévitables il est aussi vrai de dire que bien souvent en temps de paix et d’oisiveté nous n’apprécions pas assez ce que nous possédons. Le but de la visualisation négative est d’évoquer en esprit la possibilité d'un événements malheureux et de faire un comparatif entre cet imaginaire douloureux et la réalité parfois bien plus douce que nous vivons réellement.


Les stoïques ont découvert que cette pratique les aide à ne pas tomber dans le piège de constamment désirer ce qu’ils n’ont pas et de mépriser ce qu’ils ont déjà. D’ailleurs cette tendance à manquer d’égard pour ce qui est déjà notre, s’appelle : l'adaptation hédonique.


Pour faire référence au docteur Irvine, nous avons besoin d’une technique pour désirer les choses que nous possédons déjà.


Comment pratiquer la visualisation négative

Il sera mieux de pratiquer la visualisation négative durant les activités de tous les jours. Il n’est pas nécessaire de réserver une séance statutaire. S’il est nécessaire pour vous de commencer par la pratiquer de manière classique comme la méditation du moment présent, vous pouvez toujours inclure 5 minutes à la fin de votre séance de méditation.


Tout d’abord, Il faut savoir qu’il y’a une différence entre s’inquiéter et contempler un évènement. Les stoïques passaient plusieurs heures dans leur journée à avoir du plaisir. Cependant ils prenaient un court moment dans la journée pour pratiquer la visualisation négative. C’est cette tournure d’esprit qui est souhaitable lorsque vous pratiquez cet exercice de stoïcisme.


Avec les gens qu’on aime

C’est souvent durant les moments d’absence qu’on apprécie encore plus ceux qui nous sont chers. D’ailleurs la simple pensée sur la possibilité de l’absence d’un être cher est aussi une porte ouverte pour mieux apprécier sa présence. Vous êtes en train de souper avec votre famille. Vous n’êtes pas particulièrement de mauvaise humeur, mais vous n’êtes pas particulièrement de bonne humeur non plus.


Prenez un moment pour imaginer ce que la vise serait sans votre famille. Après tout, il n'est pas donné à tous d'avoir une famille, comment serait votre vie si vous n’aviez ni votre conjointe ni vos enfants. Imaginez votre existence sans le sourire de votre fillette ou sans la fougue de votre jeune garçon. Encore mieux, imaginez même que vous aviez plus de maison et que vous viviez une vie dans laquelle même la nourriture serait une denrée rare.


Ne faites pas seulement dire ses phrases, prenez le temps de vraiment visualiser ces sombres possibilités. Prenez le temps de vraiment penser au sentiment d'éblouissement et peut-être même d'envie que vous auriez simplement en rencontrant une personne qui a exactement la vie dont vous jouissez aujourd'hui.


Maintenant, retournez votre attention sur le souper en présence de famille. S’il n’y a pas de conflits ambiants, un climat particulièrement toxique ou d’urgence cette visualisation peut vous donner un regard nouveau sur toutes ses belles choses qui sont votre.



Adapter votre pratique

Bien entendu, l’exemple précédent n’est que ça, un simple exemple. Adapter votre contemplation selon votre réalité.




3. Rétrospection prospective





Présentation

La nostalgie est l’une des émotions humaines les plus courantes. Elle permet d’apprécier dans le moment ce qui pourtant n’est plus. Plus complexe que les émotions primaires comme la peur, la colère ou le dégoût elle est relativement facile à évoquer. Parfois il suffira de retrouver un objet qui appartient à une époque révolue. D’autres fois, il s’agira d’une chanson qu’on n’avait pas écoutée depuis longtemps. Une fois cet élément déclencheur activé, on se retrouve habité par des pensées et des souvenirs qu’on pensait à jamais disparus.


Vous avez surement déjà rencontrer des hommes et des femmes âgées qui avec un plaisir assumé vous parlent de leur souvenir juvénile. Si vous vivez au Québec, ce genre de conversation serait ponctué de la fameuse expression dans mon temps. Dans mon temps les jeunes étaient si différents. Dans mon temps il y’avait pas tous ses gadgets et les gens se parlaient sans l’obsession digitale. Dans mon temps la mode était si belle. Dans mon temps, j’avais tant de plaisir.


Ce que ce narrateur du passé oubliera malheureusement de vous dire c’est que même dans son temps la tendance humaine à prendre pour acquis ce qui nous entoure était déjà présente. Une facette très intéressante de la nostalgie est qu'elle peut aussi nous aider à apprécier le présent.


Voyez-vous l’un des caractéristiques de la nostalgie est sa très grande variabilité. Certaines personnes sont même capables de ressentir la nostalgie en regardant des films d’une époque passée durant laquelle ils n’ont pourtant jamais vécu. C’est d’ailleurs en se basant sur cette versatilité que nous allons introduire un autre exercice stoïque. Il s’agira de vous projeter et de vous imaginer devenir nostalgique du moment présent.



Pratique

Ce ne sera pas nécessaire de réserver un moment supplémentaire en dehors de votre pratique méditative habituelle. Vous pourrez seulement inclure la rétrospection prospective è la fin de votre méditation classique. Peut-être 5 minutes seulement.


Supposons que vous avez 25 ans, imaginez-vous en avoir 65 ans. Imaginez être assis sur une confortable chaise, parce qu’à cet âge parlons honnêtement vous allez préférer être assis. Donc, imaginez-vous avoir 65 ans. Vous êtes assis et vous pensez à votre chère vingtaine. Vous vous remémorez votre début sur le marché du travail, vous vous remémorez la rencontre avec celle qui sera votre épouse, peut même que vous vous rappeler des activités que vous faisiez à cette chère époque. Ah que vous étiez en forme, vous étiez infatigable. Surtout vos parents étaient encore vivants.


Voir le moment présent à travers le regard de la personne que vous serez peut vous faire ressentir une nostalgie du moment présent.



4. Trouver un expert et développer votre pratique.


Les deux techniques précédentes vous aideront à débuter la mise en pratique du stoïcisme. Toutefois pour continuer votre apprentissage et devenir un sage stoïque il vous faudra ajouter d’autres techniques à votre arsenal.


Le philosophe et professeur d’université William B Irvibe que j’ai maintes fois évoqué précédemment a écrit plusieurs ouvrages sur le stoïcisme. Ces écrits seraient une excellente manière pour vous d’approfondir votre pratique. A la dernière section de ce guide vous trouverez les ouvrages sur le stoïcisme que je recommande.




Mise en garde et livres recommandés


1.Différence entre contempler et s'inquiéter

2.Ne pas supprimer ses émotions

3.Éviter la complaisance

4.Éviter les extrêmes et utiliser son jugement



1. Différence entre contempler et s’inquiéter

Il a été donner comme conseil précédemment de faire de la visualisation négative. Pour bien pratiquer cette technique, il faut comprendre qu’il y’a une différence entre une personne sereine qui contemple la possibilité d’un évènement malheureux et le fait de s’inquiéter. Il est possible pour un médecin de passer des années à étudier une pathologie quelconque, sans forcément vivre dans la peur constante d’en devenir victime. On parle dans le cas de la visualisation négative d’un exercice intellectuel.


2. Ne pas supprimer ses émotions

Une autre mauvaise lecture du stoïcisme serait de penser qu’il faut supprimer ses émotions. Les stoïques cherchaient à éviter ou atténuer les émotions négatives. Leur objectif entre autres était d’utiliser la raison pour mieux apprécier la vie et moins souffrir.


Prenons en exemple deux pères de famille qui perdraient leurs premiers nés. Le premier d’entre eux, un fervent stoïque prenait le temps de contempler la possibilité qu’un jour son enfant ne soit plus. En raison de ce cette éventualité dont il était conscient ce père a passé plus de temps avec son enfant. Il est allé souvent l’assister dans ses entraînements de hockey, il lui lisait régulièrement des comptines avant qu’il s’endorme.


Évidement le père stoïque souffrirait aussi le décès de son enfant, cependant il aurait beaucoup moins de regret en raison de la manière dont il a élevé son enfant sans oublier que les nombreux souvenirs positifs passés avec lui serviraient de consolations.


Le second père quant à lui n’aura pas cette consolation et sera possiblement rempli non seulement d’un sentiment de deuil, mais aussi de culpabilité. Comme cet exemple le démontre, les exercices stoïques n’ont absolument pas pour but d’ignorer les périodes de deuil et de souffrance qui sont inévitables dans l’existence, mais devenir plus résilients et sages face aux aléas de la vie tout en étant capables d’apprécier ce qu’on a.


Exemple tiré du livre : A guide to the good life. Le lien se trouve ci-dessous dans la section 5 livres recommandés.


3. Éviter la complaisance

Une autre mise en garde est de ne pas utiliser le stoïcisme comme une excuse pour être complaisant. La poursuit d’objectif ambitieux et l’amélioration de soi n’est pas contraire aux principes stoïques.


4. Éviter les extrêmes et utiliser son jugement

Bien souvent une philosophie de vie ou une idéologie poussée à son extrême perd son essence et sa valeur. Il vous faudra user de jugement quand vous appréhendez la voix du stoïcisme. C’est aussi à cette étape qu’il faut reconnaitre l’importance de suivre les conseils à l’étape 4 et de trouver un philosophe qui a étudié le stoïcisme. Son expertise vous permettra d’éviter les extrêmes et de bien comprendre les fondements de cette philosophie de vie.


5. Livres recommandés

On dit que la sagesse se trouve dans les livres et si vous voulez approfondir vos connaissance et votre pratique du stoïcisme, les livres ci-dessous sont recommandés :


A guide to the good life

A slap in the face


The stoic challenge


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